Le sujet de mathématiques tombé en 2025, Métropole, sujet 1. Les 4 exercices sont
ici en entier, avec le début de leur correction. La correction complète, pas à pas, s'ouvre gratuitement
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On compte quatre groupes sanguins dans l’espèce humaine : A, B, AB et O. Chaque groupe sanguin peut présenter un facteur rhésus. Lorsqu’il est présent, on dit que le rhésus est positif, sinon on dit qu’il est négatif. Au sein de la population française, on sait que :
45 % des individus appartiennent au groupe A, et parmi eux 85 % sont de rhésus positif ;
10 % des individus appartiennent au groupe B, et parmi eux 84 % sont de rhésus positif ;
3 % des individus appartiennent au groupe AB, et parmi eux 82 % sont de rhésus positif.
On choisit au hasard une personne dans la population française. On désigne par :
A l’évènement « La personne choisie est de groupe sanguin A » ;
B l’évènement « La personne choisie est de groupe sanguin B » ;
AB l’évènement « La personne choisie est de groupe sanguin AB » ;
O l’évènement « La personne choisie est de groupe sanguin O » ;
R l’évènement « La personne choisie a un facteur rhésus positif ».
Pour un événement quelconque E, on note Eˉ l’événement contraire de E et P(E) la probabilité de E.
Recopier l’arbre ci-contre en complétant les dix pointillés.
Montrer que P(B∩R)=0,084. Interpréter ce résultat dans le contexte de l’exercice.
On précise que P(R)=0,8397. Montrer que PO(R)=0,83.
On dit qu’un individu est « donneur universel » lorsque son sang peut être transfusé à toute personne sans risque d’incompatibilité. Le groupe O de rhésus négatif est le seul vérifiant cette caractéristique. Montrer que la probabilité qu’un individu choisi au hasard dans la population française soit donneur universel est de 0,0714.
Lors d’une collecte de sang, on choisit un échantillon de 100 personnes dans la population d’une ville française. Cette population est suffisamment grande pour assimiler ce choix à un tirage avec remise. On note X la variable aléatoire qui à chaque échantillon de 100 personnes associe le nombre de donneurs universels dans cet échantillon. a. Justifier que X suit une loi binomiale dont on précisera les paramètres. b. Déterminer à 10−3 près la probabilité qu’il y ait au plus 7 donneurs universels dans cet échantillon. c. Montrer que l’espérance E(X) de la variable aléatoire X est égale à 7,14 et que sa variance V(X) est égale à 6,63 à 10−2 près.
Lors de la semaine nationale du don du sang, une collecte de sang est organisée dans N villes françaises choisies au hasard numérotées 1,2,3,…,N où N est un entier naturel non nul. On considère la variable aléatoire X1 qui à chaque échantillon de 100 personnes de la ville 1 associe le nombre de donneurs universels dans cet échantillon. On définit de la même manière les variables aléatoires X2 pour la ville 2, …,XN pour la ville N. On suppose que ces variables aléatoires sont indépendantes et qu’elles admettent la même espérance égale à 7,14 et la même variance égale à 6,63. On considère la variable aléatoire MN=NX1+X2+⋯+XN. a. Que représente la variable aléatoire MN dans le contexte de l’exercice ? b. Calculer l’espérance E(MN). c. On désigne par V(MN) la variance de la variable aléatoire MN. Montrer que V(MN)=N6,63. d. Déterminer la plus petite valeur de N pour laquelle l’inégalité de Bienaymé-Tchebychev permet d’affirmer que : P(7<MN<7,28)≥0,95.
Afficher le sujet original, avec ses figuresLe sujet tel qu'il a été distribué.
Début de la correction
Exercice – TLE – METROPOLE 2025
Correction complète
Partie I – Modélisation et loi de probabilité
On définit les événements à partir de l'énoncé. On identifie la loi suivie par la variable aléatoire X.
Si X∼B(n,p) (loi binomiale) : P(X=k)=(kn)pk(1−p)n−k.
Calcul de l'espérance et de la variance : E(X)=np et V(X)=np(1−p), donc σ=np(1−p).
On considère une fonction f définie sur l’intervalle ]0;+∞[. On admet qu’elle est deux fois dérivable sur l’intervalle ]0;+∞[. On note f′ sa fonction dérivée et f′′ sa fonction dérivée seconde. Dans un repère orthogonal, on a tracé ci-dessous : la courbe représentative de f, notée Cf, sur l’intervalle ]0;3] ; la droite TA, tangente à Cf au point A(1;2) ; la droite TB, tangente à Cf au point B(e;e). On précise par ailleurs que la tangente TA passe par le point C(3;0).
Partie A : Lectures graphiques On répondra aux questions suivantes en les justifiant à l’aide du graphique.
Déterminer le nombre dérivé f′(1).
Combien de solutions l’équation f′(x)=0 admet-elle dans l’intervalle ]0;3] ?
Quel est le signe de f′′(0,2) ?
Partie B : Etude de la fonction f On admet dans cette partie que la fonction f est définie sur l’intervalle ]0;+∞[ par : f(x)=x(2(lnx)2−3lnx+2) où ln désigne la fonction logarithme népérien.
Résoudre dans R l’équation 2X2−3X+2=0. En déduire que Cf ne coupe pas l’axe des abscisses.
Déterminer, en justifiant, la limite de f en +∞. On admettra que la limite de f en 0 est égale à 0.
On admet que pour tout x appartenant à ]0;+∞[, f′(x)=2(lnx)2+lnx−1. a. Montrer que pour tout x appartenant à ]0;+∞[, f′′(x)=x1(4lnx+1). b. Étudier la convexité de la fonction f sur l’intervalle ]0;+∞[ et préciser la valeur exacte de l’abscisse du point d’inflexion. c. Montrer que la courbe Cf est au-dessus de la tangente TB sur l’intervalle [1;+∞[.
Partie C : Calcul d’aire
Justifier que la tangente TB a pour équation réduite y=2x−e.
À l’aide d’une intégration par parties, montrer que ∫1exlnxdx=4e2+1.
On note A l’aire du domaine hachuré sur la figure, délimité par la courbe Cf, la tangente TB, et les droites d’équation x=1 et x=e. On admet que ∫1ex(lnx)2dx=4e2−1. En déduire la valeur exacte de A en unité d’aire.
Afficher le sujet original, avec ses figuresLe sujet tel qu'il a été distribué.
Début de la correction
Exercice – TLE – METROPOLE 2025
Correction complète
Partie I – Calcul de primitives
On rappelle les primitives usuelles : ∫xndx=n+1xn+1+C, ∫exdx=ex+C, ∫x1dx=ln∣x∣+C.
Pour une intégrale par parties : ∫udv=[uv]−∫vdu, en choisissant u et v′ de façon à simplifier.
Pour chacune des affirmations suivantes, indiquer si elle est vraie ou fausse. Justifier chaque réponse. Une réponse non justifiée ne rapporte aucun point. On munit l’espace d’un repère orthonormé (O;i,j,k).
On considère les points A(−1;0;5) et B(3;2;−1). Affirmation 1 : Une représentation paramétrique de la droite (AB) est ⎩⎨⎧x=3−2ty=2−tz=−1+3t avec t∈R. Affirmation 2 : Le vecteur n5−21 est normal au plan (OAB).
On considère :
la droite d de représentation paramétrique ⎩⎨⎧x=15+ky=8−kz=−6+2k avec k∈R ;
la droite d′ de représentation paramétrique ⎩⎨⎧x=1+4sy=2+4sz=1−6s avec s∈R. Affirmation 3 : Les droites d et d′ ne sont pas coplanaires.
On considère le plan P d’équation x−y+z+1=0. Affirmation 4 : La distance du point C(2;−1;2) au plan P est égale à 23.
Affirmation 1 : VRAIE. La droite (AB) passe par B(3;2;−1) et a pour vecteur directeur BA=(−1−3;0−2;5−(−1))=(−4;−2;6). Tout vecteur colinéaire à BA est aussi directeur. Prenons u=21BA=(−2;−1;3). La représentation donnée passe par B(3;2;−1) (pour t=0) et utilise le vecteur directeur u(−2;−1;3). C'est correct.
Exercice 4Suites numériques et équations différentielles
Une équipe de biologistes étudie l’évolution de la superficie recouverte par une algue marine appelée posidonie... La zone étudiée est d’une superficie totale de 20 hectares (ha), et au premier juillet 2024, la posidonie recouvrait 1 ha de cette zone.
Partie A : étude d’un modèle discret Pour tout entier naturel n, on note un la superficie de la zone, en hectare, recouverte par la posidonie au premier juillet de l’année 2024+n. Ainsi, u0=1. Une étude a permis d’établir que pour tout entier naturel n : un+1=−0,02un2+1,3un.
Calculer la superficie que devrait recouvrir la posidonie au premier juillet 2025 d’après ce modèle.
On note h la fonction définie sur [0;20] par h(x)=−0,02x2+1,3x. On admet que h est croissante sur [0;20]. a. Démontrer que pour tout entier naturel n, 1≤un≤un+1≤20. b. En déduire que la suite (un) converge. On note L sa limite. c. Justifier que L=15.
Les biologistes souhaitent savoir au bout de combien de temps la surface dépassera les 14 hectares. a. Sans aucun calcul, justifier que, d’après ce modèle, cela se produira. b. Recopier et compléter l’algorithme suivant pour qu’en fin d’exécution, il affiche la réponse :
def seuil():
n=0
u=1
while ....... :
n= .......
u= .......
return n
Partie B : étude d’un modèle continu ... la superficie est donnée par f(t), où f est une fonction définie sur [0;+∞[ vérifiant : f(0)=1 ; f ne s’annule pas ; f est dérivable ; f est solution de (E1):y′=0,02y(15−y).
Soit g=f1. Montrer que g est solution de (E2):y′=−0,3y+0,02.
Donner les solutions de l’équation différentielle (E2).
En déduire que pour tout t∈[0;+∞[:f(t)=14e−0,3t+115.
Déterminer la limite de f en +∞.
Résoudre dans [0;+∞[ l’inéquation f(t)>14. Interpréter le résultat.
Début de la correction
Correction — Suites et équations différentielles — Bac 2025 Métropole
Partie A
1.u1=−0,02×12+1,3×1=−0,02+1,3=1,28 ha.
2a. Démonstration par récurrence : 1≤un≤un+1≤20
Initialisation : u0=1 et u1=1,28, donc 1≤1≤1,28≤20. ✓