Exercice 1SVT : En quête de fraîcheur (Îlots de chaleur urbains et végétalisation)
SCIENCES DE LA VIE ET DE LA TERRE
Durée 30 minutes – 10 points
En quête de fraîcheur
Dans les grandes villes, les vagues de chaleur seront de plus en plus fréquentes et particulièrement difficiles à supporter dans les zones urbanisées, notamment à cause du phénomène appelé îlot de chaleur urbain. Les scientifiques cherchent des solutions d'aménagement afin de lutter contre ce phénomène.
Document 1 : graphique représentant l’élévation de température liée à l’effet îlot de chaleur urbain (ICU) en fonction de la localisation
L’effet îlot de chaleur urbain est un phénomène d’élévation de la température en ville par rapport aux températures des zones rurales ou péri-urbaines avoisinantes.

Source : d’après https://www.apur.org/sites/default/files/icu_cahier5.pdf
Question 1 (2 points) : à partir du document 1, comparer l’effet îlot de chaleur urbain (ICU) en hypercentre dense et dans un parc urbain. Des valeurs chiffrées sont attendues.
Document 2 : schémas représentant les effets d’un arbre en ville
- Rejet de vapeur d'eau : Refroidissement de l'air
- Absorption d'eau : plusieurs centaines de litres par jour et par arbre
- Rayonnement solaire : 100 %
- Rayonnement réfléchi par l'arbre : 30 %
- Rayonnement absorbé par l'arbre : 50 %
- Rayonnement transmis sous l'arbre : 20 % = zone ombragée
Source : d’après https://www.apur.org/sites/default/files/documents/ilot_chaleur_urbains_paris_cahier1.pdf
Question 2 (2 points) : à l’aide du document 2, expliquer en quoi la présence d'arbres permet de réduire l'effet îlot de chaleur urbain.
Document 3 : effet de la mycorhization
En milieu urbain, les arbres rencontrent plusieurs difficultés. Les revêtements artificiels de sol emmagasinent plus de chaleur qu’en milieu forestier entraînant un rejet d’eau plus important par l’arbre. De plus, ces revêtements de sol sont imperméables, limitant ainsi l'absorption d'eau par les arbres. Lorsque la quantité d'eau rejetée par un arbre est supérieure à la quantité d'eau qu'il peut absorber, on dit qu’il est condition de stress hydrique.
Certains arbres peuvent s’associer à des champignons du sol au niveau de leur racines ce qui forme des mycorhizes. Des expériences sont menées chez des arbres d’une même espèce, mycorhizés ou non, dans des conditions de stress hydrique variables. Des mesures de l’humidité du sol dans différentes conditions sont présentées dans le tableau suivant.
Mesures de l’humidité moyenne du sol en pourcentage dans différentes conditions
| Conditions | Arbre sans mycorhize | Arbre avec mycorhizes |
|---|---|---|
| Humidité du sol mesurée | 80 % | 83 % |
| Humidité du sol mesurée dans des conditions de stress hydrique modéré | 60 % | 78 % |
Source : d’après https://www.researchgate.net/publication/337306847
Question 3 (2 points) : à l’aide du document 3, indiquer quel est l'avantage de la mycorhization pour les arbres urbains. Des données chiffrées sont attendues.
Document 4 : résistance au stress hydrique de six espèces d'arbres présentes en France
Résistance au stress hydrique :
- Platane : ~ 74 %
- Poirier : ~ 64 %
- Pin : ~ 52 %
- Robinier : ~ 42 %
- Chêne : ~ 36 %
- Prunier : ~ 25 %
Source : d’après http://www.verdi-ingenierie.fr/
Question 4 (4 points) : en argumentant votre réponse et à l’aide de l’ensemble des documents, proposer des solutions d'aménagement des zones urbaines pour lutter efficacement, contre l'effet ICU.
La réponse sera rédigée en 20 lignes maximum.
Afficher le sujet original, avec ses figures
Début de la correction
Correction
Question 1 (2 points) — Comparer l'effet ICU en hypercentre dense et dans un parc urbain
D'après le graphique du document 1 :
- en hypercentre dense, l'élévation de température liée à l'effet îlot de chaleur urbain atteint environ par rapport aux zones rurales avoisinantes ;
- dans le parc urbain, cette élévation chute à environ .
MethodicAi
