Exercice 1SVT : La coccinelle asiatique et la lutte biologique
SCIENCES DE LA VIE ET DE LA TERRE
Durée 30 minutes – 25 points
La coccinelle asiatique
Document 1 – L’utilisation des coccinelles dans la lutte biologique.
Les coccinelles regroupent environ espèces réparties dans le monde. Le nombre de points de la coccinelle dépend de l'espèce et non de son âge.
Les coccinelles sont des insectes utilisés par les humains : beaucoup d'espèces se nourrissent en effet de pucerons ou d’acariens (nuisibles pour les cultures) et sont donc utilisées comme insecticide naturel en lutte biologique.
L’introduction de la coccinelle asiatique (Harmonia axyridis), d’origine orientale (on la trouve originairement en Chine, au Japon et dans l’est de la Russie), a volontairement été importée en Europe et aux États-Unis dans les années 1980 pour lutter de manière biologique contre les pucerons afin de remplacer l’utilisation de produits chimiques.
Document 2 – Étude comparative du nombre de proies consommées pour différentes espèces de coccinelles.
Le tétranyque rouge est un acarien parasite du pommier.
Des chercheurs ont voulu mesurer la consommation de tétranyques rouges sur un plant de pommier par la coccinelle asiatique (Harmonia axyridis) ainsi que pour deux espèces de coccinelles européennes : la coccinelle à sept points (Coccinella 7-punctata) et la coccinelle à quatorze points (Propylea 14-punctata).
(Le graphique montre le nombre de proies consommées en 24h : environ 49 pour Harmonia axyridis, environ 8 pour Coccinella 7-punctata et environ 35 pour Propylea 14-punctata).
Question 1 (3 points) : répondre au QCM sur l’annexe page 4 (à rendre avec la copie).
Question 2 (6 points) : d’après les documents 1 et 2, justifier l’intérêt pour l’humain d’avoir introduit volontairement la coccinelle asiatique en Europe et aux États-Unis. Des données chiffrées sont attendues.
Document 3 – Evolution du nombre d’individus pour deux espèces de coccinelles.
Entre 2002 et 2007, en Belgique, un inventaire a été réalisé afin d’étudier l’évolution de deux espèces de coccinelles, dont la coccinelle asiatique (Harmonia axyridis) et une espèce de coccinelle indigène* (Propylea 14-punctata).
Indigène = espèce qui vit dans sa région d’origine
(Le graphique montre qu'en 2002, Propylea 14-punctata est à environ 170 individus et Harmonia axyridis à environ 10. En 2007, Propylea 14-punctata est tombée à environ 10 individus alors que Harmonia axyridis est montée à environ 110).
Question 3 (8 points) : à partir du document 3, décrire l’évolution du nombre de coccinelles asiatiques (Harmonia axyridis) avec l’espèce de coccinelle indigène* (Propylea 14-punctata) entre 2002 et 2007. Quelques données chiffrées sont attendues.
Document 4 – Une espèce devenue envahissante.
La coccinelle asiatique a aussi été définie comme espèce envahissante, explique le généticien Arnaud Estoup : « Elle a un impact négatif sur les espèces locales de coccinelles. Elle est plus grosse et plus vorace qu’elles : elle mange d’énormes quantités de pucerons. Quand elle passe quelque part, les coccinelles locales n’ont souvent plus rien à manger.
Et non contente d’être vorace, la coccinelle asiatique se révèle également cannibale : elle attaque les œufs des autres espèces de coccinelles locales ».
Question 4 (8 points) : à l'aide des documents 3 et 4, expliquer en quoi l’introduction d’une nouvelle espèce comme la coccinelle asiatique par l’humain, a des conséquences sur les espèces de coccinelles déjà présentes naturellement dans un milieu.
Afficher le sujet original, avec ses figures
Début de la correction
Question 1 — La coccinelle asiatique (Harmonia axyridis) : espèce introduite
La coccinelle asiatique (Harmonia axyridis, aussi appelée coccinelle arlequin ou coccinelle à 19 points) est originaire d'Asie orientale (Chine, Japon, Corée). Elle a été intentionnellement introduite en Europe (et en Amérique du Nord) à partir des années 1980-1990 comme agent de lutte biologique contre les pucerons dans les serres et cultures.
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