Exercice 1Apprentissage du saut en parachute
APPRENTISSAGE DU SAUT EN PARACHUTE
Au cours de l’une des étapes de sa formation, un élève parachutiste doit apprendre à évaluer par lui-même la durée au bout de laquelle il doit actionner la commande de l’ouverture de son parachute, quelques secondes après avoir sauté de l’avion. En cas d’urgence, un parachute de secours se déclenche automatiquement. Mais avant de sauter, l’élève et son moniteur doivent pouvoir s’entendre parler dans l’avion !
Données :
- Masse de l’élève parachutiste et de son équipement : .
- Intensité du champ de pesanteur .
Partie 1 – Communication dans l’environnement bruyant de l’avion
Dans l’avion qui emmène le moniteur et son élève à l’altitude souhaitée, le niveau d’intensité sonore est . On estime que, dans le cas de deux émissions sonores simultanées, il faut que les niveaux d’intensité sonore soient séparés de au minimum pour que le son le plus faible n’empêche pas d’entendre clairement le son le plus fort.
Données :
Le niveau d’intensité sonore (dB) et l’intensité sonore sont liés par la relation :
avec , seuil d’audibilité ;
On estime qu’il est nécessaire de crier pour produire un son d’intensité sonore égale ou supérieure à .
- Préciser le niveau d’intensité sonore minimal que doit avoir la conversation entre le moniteur et son élève pour qu’ils puissent s’entendre clairement en dépit du bruit de l’avion.
- Indiquer, en justifiant, si la gêne occasionnée par le bruit de l’avion impose ou non au moniteur et à son élève de crier.
Compte tenu du niveau d’intensité sonore dans l’avion, les pilotes utilisent des casques d’aviation ANR (pour Active Noise Reduction ou Réduction Active de Bruit). Le fonctionnement de ces casques repose sur une technologie électronique qui permet de capter les bruits extérieurs via un microphone et d'émettre un signal qui vient se superposer au bruit de l’avion de façon à le réduire.
- Nommer le phénomène physique exploité par la technologie ANR.
- Représenter sur le document 1 en annexe page 16 / 16 à rendre avec la copie, l’allure du signal que doit produire la deuxième enceinte pour « supprimer » le son modélisant le bruit de l’avion.
Partie 2 – Détermination expérimentale de l’altitude au moment de l’ouverture du parachute
L’élève parachutiste et son moniteur quittent simultanément l’avion en un point A, d’altitude . Lorsque l’élève ouvre son parachute, le moniteur relève la valeur de l’altitude indiquée par son altimètre.
Données :
- Loi fondamentale de la statique des fluides : avec en Pa, en m, intensité du champ de pesanteur et la masse volumique de l’air en ;
- Echelle absolue de température : ;
- Constante des gaz parfaits : ;
- Masse molaire de l’air : ;
- À l’altitude , la valeur de la pression est et celle de la température est ;
Dans la situation étudiée, l’air peut être considéré comme un gaz parfait.
- En utilisant l’équation d’état des gaz parfaits, montrer que la masse volumique de l’air à l’altitude a pour valeur .
On suppose que cette valeur de la masse volumique de l’air est constante pour la hauteur de chute considérée. Entre le point A et l’ouverture du parachute, l’altimètre a mesuré une différence de pression de .
- Déterminer l’altitude qu’afficherait l’altimètre s’il utilisait la loi fondamentale de la statique des fluides.
Partie 3 – Détermination théorique de l’altitude lors de l’ouverture du parachute
L’élève et son moniteur quittent l’avion à à l’altitude avec une vitesse horizontale . L’élève doit ouvrir son parachute après avoir compté 10 secondes. On néglige les actions de l’air dans cette partie.
- Indiquer la (ou les) action(s) exercée(s) sur le parachutiste et la (ou les) modéliser par une (ou des) force(s).
- En déduire, en justifiant, les coordonnées théoriques du vecteur accélération et et les expressions des coordonnées et du vecteur vitesse.
- Montrer que les équations horaires du mouvement sont :
- Déterminer l’altitude théorique à laquelle le parachutiste devrait ouvrir son parachute sachant que cette ouverture doit avoir lieu après le saut.
- Proposer au moins deux raisons pour expliquer la différence entre la valeur mesurée et la valeur calculée .
Partie 4 – Parachute de secours
Si le parachute ne s’ouvre pas, la vitesse de chute peut atteindre . Un déclencheur de sécurité doit alors libérer le parachute de secours selon deux conditions :
- Action avant que l’altitude ne devienne inférieure à .
- Passer de à moins de en .
Une fois ouvert, les frottements sont modélisés par de valeur .
- Montrer que la modélisation (figure 2) rend bien compte de la condition de fonctionnement portant sur la vitesse.
- Écrire la relation entre le vecteur accélération du système, et les forces modélisant les actions s’exerçant sur le système.
- Après , la vitesse devient constante . Écrire la relation entre les valeurs des forces et en déduire l’expression de en fonction de , et .
- En déduire la valeur du coefficient de frottement choisi pour la modélisation. Préciser l’unité de .
- Donner les caractéristiques (sens, direction et valeur) du vecteur accélération du système à la date . Commenter.
Afficher le sujet original, avec ses figures
Début de la correction
Partie 1 – Communication dans l’environnement bruyant de l’avion
1. Niveau d'intensité sonore minimal
Méthode : L'énoncé indique que pour s'entendre clairement, le niveau d'intensité sonore de la conversation () doit être supérieur d'au moins au niveau d'intensité sonore du bruit de fond ().
Raisonnement : On a .
La condition pour s'entendre est : .
Calcul : .
Réponse : Le niveau d'intensité sonore minimal que doit avoir la conversation est .
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