Expliquer le mode d’action d’une hormone protéique, l’apeline, envisagée comme traitement de la déficience musculaire liée à l’âge.
Vous organiserez votre réponse selon une démarche de votre choix intégrant des données issues des documents et les connaissances complémentaires nécessaires.
Tous les résultats expérimentaux présentés ci-dessous proviennent d’un article scientifique (Vinel et al. 2018). Les vérifications statistiques des résultats ont été réalisées. Le risque que les variations biologiques observées soit dues au hasard est inférieur à 1%.
Document 1 : Organisation d’un muscle strié squelettique.
(Schéma présentant la structure du muscle : faisceau de fibres, fibre musculaire avec noyaux, myofibrille, sarcomère avec protéines contractiles actine et myosine).
Document 2 : Microphotographies de fibres musculaires de souris témoins mettant en évidence par immunofluorescence la présence d’apeline.
L’apeline est une petite hormone d’une vingtaine d’acides aminés. En laboratoire, les souris ont une espérance de vie de 2 à 3 ans.
- 3 mois : souris jeunes. Fluorescence moyenne : 3⋅107 unités arbitraires.
- 12 mois : souris adultes. Fluorescence moyenne : 2,3⋅107 unités arbitraires.
- 24 mois : souris âgées. Fluorescence moyenne : 1⋅107 unités arbitraires.
Document 3 : Études réalisées sur des souris de 12 mois déficientes ou non en apeline.
Des expériences sont réalisées chez des souris sauvages (Apln+//Apln+) et des souris déficientes en apeline homozygotes pour l’allèle mutant (Apln−//Apln−) du gène APLN codant l’apeline.
Document 3a : Tests de force musculaire.
(Graphique à barres montrant la force en unité arbitraire : 1 pour les souris sauvages et environ 0,8 pour les souris déficientes).
Document 3b : Electrophorèse de protéines musculaires de souris sauvages (Apln+//Apln+) et de souris homozygotes pour l’allèle mutant du gène APLN (Apln−//Apln−).
(Résultats montrant les bandes pour la chaîne protéique lourde de la myosine à 250KDa et la tubuline, protéine témoin, à 50KDa).
Document 4 : Évaluation du nombre de mitochondries dans des fibres musculaires.
(Graphique à barres montrant le nombre de mitochondries par fibre musculaire : environ 100 pour les sauvages et environ 70 pour les déficientes).
Document 5 : Effets de l’injection d’apeline chez la souris.
Document 5a : Traitements à l’apeline et production d’ARNm Trim63 chez des souris d’âges différents.
Trim63 est protéine impliquée dans la dégénérescence musculaire.
(Graphique montrant la quantité d'ARNm Trim63 produite : 1 pour souris de 3 mois, 1,6 pour souris de 12 mois, 0,8 pour souris de 12 mois + injection d'apeline, 1,4 pour souris de 24 mois, 0,5 pour souris de 24 mois + injection d'apeline).
Document 5b : Autre effet de l’apeline sur les fibres musculaires.
L’injection d’apeline active certaines enzymes du cycle de Krebs chez les souris âgées comme chez les homozygotes (Apln−//Apln−).
Document 6 : Consommation d’O2 dans des fibres musculaires de souris âgées de 24 mois, traitées ou non à l’apeline.
(Graphique à barres montrant la quantité d'O2 consommée en pmol/s.mg : environ 0,18 pour les souris de 24 mois et environ 0,29 pour les souris de 24 mois avec injection d'apeline).