EXERCICE 2 : vitesse de raccourcissement des cellules musculaires (8 POINTS)
Selon l’activité motrice effectuée, les mouvements mis en jeu s’appuient sur la réalisation de contractions plus ou moins rapides. On cherche à comprendre ce qui détermine la vitesse de raccourcissement des cellules musculaires.
QUESTION
À partir de l’exploitation de l’ensemble des documents et de l’apport des connaissances nécessaires, proposer une hypothèse expliquant les vitesses de raccourcissement différentes des cellules musculaires.
Vous organiserez votre réponse selon une démarche de votre choix intégrant des données des documents et les connaissances utiles.
Document 1 : électrophorèse des chaînes lourdes de la myosine de différentes cellules musculaires
Diverses cellules musculaires sont isolées à partir de muscles de rats ; les chaînes lourdes de myosine (MHC pour « Myosin Heavy Chain ») en sont extraites et subissent une électrophorèse suivie d’une coloration les faisant apparaître en noir. Chacune des pistes a, b, d, e et f correspond aux MHC extraites d’une seule cellule venant d’un muscle donné. La piste c révèle les MHC extraites d’un mélange de cellules issues de divers muscles de rats.
Note : Plus les molécules sont légères et plus loin elles migrent en partant de la zone de dépôt en haut de l’image.
Document 2 : intervention de la myosine dans le raccourcissement de la cellule musculaire
Lors du raccourcissement d’une cellule musculaire, il y a plusieurs cycles tels que celui décrit ci-dessous qui se succèdent. Plus ces cycles sont nombreux sur une période donnée, et plus le raccourcissement est important.
(Le schéma montre le pivotement de la tête de myosine fixée sur l'actine générant une force de traction et un déplacement relatif des filaments).
Document 3 : vitesses de raccourcissement des cellules musculaires
On a établi à quelle vitesse maximale (en unité de longueur par seconde) se raccourcissent les cellules musculaires en fonction de la chaîne lourde de myosine présente (résultats obtenus chez le chien, l'analyse montre que toutes les différences de vitesse entre les fibres sont statistiquement significatives, à l'exception de la différence entre MHC-IIX et MHC-IIB).
Document 4 : hydrolyse de l’ATP et vitesse de raccourcissement
On a évalué la vitesse du raccourcissement (V0 en μm⋅s−1) de cellules musculaires en fonction de la vitesse d’hydrolyse de l’ATP (v) de la myosine qu’elles contiennent. Les résultats ont été obtenus à partir de muscles appartenant à plusieurs espèces de mammifères et contenant différentes sortes de myosine pour la chaîne lourde MHC.
Document 5 : structure de la chaîne lourde de la myosine
Document 5a : représentation tridimensionnelle d’une partie de la « tête » de la chaîne lourde de la myosine
La visualisation montre la chaîne de myosine avec deux zones correspondantes aux acides aminés de la « boucle 1 » (site de fixation de l’ATP) et de la « boucle 2 » (site de fixation sur l’actine).
Document 5b : rôle des boucles
Les acides aminés de la boucle 1 interviennent directement dans la fixation de l’ATP et son hydrolyse. La boucle 2 interviendrait sur la durée pendant laquelle l’actine est attachée à la myosine.
Extraits de séquences peptidiques alignées (Boucle 2) :
| Forme |
Position |
Séquence |
| MHC-I |
618 |
SNLFANY--AGADTP--VEKGKGKAKKGSSFQTVSALHREN |
| MHC-IIA |
621 |
AFLFSGAQTGE---AEAGGTKKGGKKKGSSFQTVSALFREN |
| MHC-2X |
621 |
AFLFTGAAGAD---AEAGGGKKGGKKKGSSFQTVSALFREN |
| MHC-IIB |
621 |
AFLFAER--QSS---EEGGTKKGGKKKGSSFQTVSALFREN |