Bac 2022 Sciences de la vie et de la Terre : sujet et corrigé
Le sujet de sciences de la vie et de la terre tombé en 2022, Métropole, La Réunion, Antilles-Guyane, sujet 2. Les 3 exercices sont
ici en entier, avec le début de leur correction. La correction complète, pas à pas, s'ouvre gratuitement
dans MethodicAi.
Exercice 1Fleur et diversité génétique des végétaux
Même s’il existe différents types d’organisation florale, la fleur présente une architecture commune constituée de pièces stériles et fertiles. Cet appareil clé de la reproduction sexuée des Angiospermes participe à la grande diversité des individus de ce groupe.
QUESTION :
Montrer comment, grâce à leurs différentes pièces florales, des individus parentaux peuvent produire une descendance génétiquement variée, lors de la reproduction sexuée.
Vous rédigerez un texte argumenté. On attend des expériences, des observations, des exemples pour appuyer votre exposé et argumenter votre propos.
Début de la correction
Introduction
La fleur des angiospermes est l'organe de la reproduction sexuée. Elle comprend des pièces stériles (sépales, pétales) et des pièces fertiles : les étamines (organes mâles) et le pistil (organe femelle, contenant les ovules). La reproduction sexuée implique la méiose et la fécondation, deux sources majeures de diversité génétique.
L’étude des paléoclimats a permis d’identifier des paramètres utiles pour le développement des modèles climatiques afin d'envisager les climats du futur. Ces paramètres sont divers et liés à des phénomènes géologiques variés. Leurs importances relatives dépendent de l’échelle de temps considérée.
QUESTION :
Montrer comment des phénomènes géologiques ont pu influencer les climats du passé.
Vous rédigerez un texte argumenté. Vous appuierez votre exposé et argumenterez votre propos à partir d'expériences, d'observations et/ou d’exemples judicieusement choisis.
Début de la correction
Le climat de la Terre a connu d'importantes variations au cours des temps géologiques. Des phénomènes géologiques variés ont joué un rôle déterminant dans ces fluctuations, en agissant à différentes échelles de temps sur les facteurs climatiques, notamment la teneur atmosphérique en CO₂ et l'albédo terrestre.
Exercice 2Régulation de la glycémie lors d’un jeûne
Le jeûne correspond à la privation totale ou partielle de nourriture pour une période donnée. Au-delà de 10 heures de jeûne des mécanismes physiologiques particuliers impliqués dans la régulation de la glycémie et nécessaires à son maintien autour de sa valeur de consigne se mettent en place. On cherche à comprendre certains mécanismes impliqués dans la régulation de la glycémie lors d’un jeûne prolongé.
QUESTION :
Expliquer les mécanismes pouvant être impliqués dans le maintien de la glycémie dans un intervalle de valeurs normales lors d’un jeûne prolongé.
Vous organiserez votre réponse selon une démarche de votre choix intégrant des données des documents et les connaissances utiles.
Document 1 : concentration de cortisol sanguin avant et après un jeûne prolongé
On mesure la concentration de cortisol sanguin chez 8 hommes avant la période de jeûne et après un jeûne de 5 jours. Les résultats sont présentés dans le graphique. Chaque point sur le graphique correspond à la moyenne des valeurs de cortisol sanguin mesurées chez un homme pendant 24 heures. Les valeurs obtenues chez un même individu sont reliées par un trait. Les valeurs indiquées dans le graphique sous les points correspondent aux moyennes calculées à partir des valeurs des concentrations moyennes des 8 hommes avant et après un jeûne de 5 jours.
Avant la période de jeûne : 284±19,9 nmol/L
Après 5 jours de jeûne : 594±33,8 nmol/L
Document 2 : rôle des glucocorticoïdes dans l’expression de certains gènes
Afin de comprendre le rôle des glucocorticoïdes (comme par exemple le cortisol) dans la régulation de la glycémie, on mesure la quantité de deux ARN messagers différents extraits de cellules du foie de souris sauvages, 2 heures après l’injection d’une solution physiologique (PBS) ou de dexaméthasone (DEX), un analogue des glucocorticoïdes qui possède les mêmes effets (agoniste) que les glucocorticoïdes.
PEPCK : ARN messager issu de la transcription du gène codant la protéine phosphoénolpyruvate carboxykinase.
S26 : ARN messager issu de la transcription du gène codant la protéine ribosomique S26 exprimée de manière constitutive dans toutes les cellules quelles que soient les conditions.
Document 3 : exemples de réactions chimiques pouvant se dérouler dans les cellules hépatiques
En moyenne, chez un homme de 70 kg, les réserves de glycogène sont estimées à 100 g et sont utilisées à une vitesse de 5 g par heure lors d’un jeûne. D’autres réactions que celles impliquées dans la glycogénolyse peuvent se dérouler dans les cellules hépatiques. Certaines d’entre elles sont présentées sur le schéma ci-dessous. Elles sont catalysées par différentes enzymes (protéines notées en italique et encadrées).
Document 4 : rôle du récepteur des glucocorticoïdes dans l’expression de certains gènes lors d’un jeûne
Afin de comprendre le mode d’action des glucocorticoïdes dans la régulation de la glycémie, on réalise des expériences sur des souris sauvages et des souris mutantes dont le gène codant pour le récepteur des glucocorticoïdes a été inactivé dans les cellules de leur foie. Le Northern blot permet de détecter la présence d'ARN messagers spécifiques (plus la tache est sombre et grande, plus la quantité d’ARN messagers détectée est importante).
Document 5 : étude de la localisation cellulaire des récepteurs des glucocorticoïdes
Pour étudier le mode d’action des glucocorticoïdes au niveau cellulaire, on intègre une construction génique comportant le gène codant pour le récepteur des glucocorticoïdes associé au gène codant pour la GFP (green fluorescent protein) dans des cellules vivantes (fibroblastes de singe) en culture. À t = 0 min, on injecte dans le milieu extracellulaire de la dexaméthasone.
À t = 0 min (Photographie A) : La fluorescence est localisée dans le cytoplasme, autour du noyau.
À t = 12 min (Photographie F) : La fluorescence est localisée majoritairement à l'intérieur du noyau. En absence d’injection de dexaméthasone, la localisation reste équivalente à celle de la photographie A.
Afficher le sujet original, avec ses figuresLe sujet tel qu'il a été distribué.
Début de la correction
Lors d'un jeûne prolongé, les réserves de glycogène s'épuisent en ~20 heures (100 g à 5 g/h). Des mécanismes hormonaux et métaboliques prennent le relais pour maintenir la glycémie.
I. Le cortisol : une hormone glucocorticoïde mobilisée par le jeûne (Doc. 1)
Le document 1 montre que la concentration plasmatique de cortisol augmente significativement lors d'un jeûne de 5 jours : de 284±19,9 nmol/L à 594±33,8 nmol/L (doublement). Cette élévation est observée chez les 8 individus (points reliés individuellement), confirmant sa reproductibilité. Le cortisol est un glucocorticoïde sécrété par le cortex surrénal en réponse à l'hypoglycémie, agissant sur le foie pour stimuler la production endogène de glucose.