EXERCICE 2 – Corps humain et santé (9 POINTS)
Certaines myopathies, appelées myopathies congénitales avec « cores » centraux, entraînent une faiblesse musculaire (baisse de la tonicité musculaire et difficultés motrices) et des anomalies structurelles de la cellule musculaire sans dégénérescence, se manifestant généralement dès la naissance.
QUESTION :
Identifier quelle pourrait être l’origine de certaines myopathies congénitales humaines avec « cores » centraux puis expliquer comment ces anomalies pourraient amener à une faiblesse musculaire
Vous organiserez votre réponse selon une démarche de votre choix intégrant des données issues des documents et les connaissances complémentaires nécessaires.
Document 1 : Muscles squelettiques de patients atteints de myopathie congénitale à « cores » centraux et muscles squelettiques de souris porteuses de mutations RYR1
Document 1a : Coupes transversales de muscle squelettique observées au microscope électronique
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Homme |
Souris |
| Individu sain ou témoin |
Structure régulière. Barre d’échelle : 50μm |
Structure régulière. |
| Patient souffrant de myopathie ou souris porteuse de mutations RYR1 |
Présence de zones anormales appelées « cores » à l’intérieur de la cellule musculaire. |
Les flèches indiquent des zones centrales anormales (« cores »). |
Document 1b : Coupes longitudinales de muscle squelettique d’un patient souffrant de myopathie congénitale à « cores » centraux, et de muscle squelettique d’une souris porteuse de mutations RYR1, observées au microscope électronique
Les flèches (noires ou blanches) indiquent des empilements de membranes et une désorganisation de la structure de la cellule musculaire. Barre d’échelle : 1μm.
Document 2 : Comparaison de la masse corporelle des souris témoins et des souris porteuses de mutations RYR1
La masse corporelle reflète la masse musculaire totale.
- A : Photographie de souris témoin (plus grosse) et porteuse de mutations RYR1 (plus petite), âgées de 40 jours.
- B : Évolution de la masse : Les souris témoins atteignent environ 28g à 70 jours, tandis que les souris mutantes RYR1 stagnent autour de 14g dès 40 jours.
Document 3 : Comparaison du temps de suspension à un fil de souris témoins et de souris porteuses de mutations RYR1
On mesure le temps de suspension (en secondes) avant que la souris ne lâche le fil.
- Souris témoins : Moyenne d'environ 120s (entre 60s et 180s).
- Souris porteuses de mutations RYR1 : Moyenne d'environ 40s (entre 10s et 100s).
Les résultats sont significativement différents.
Document 4 : Comparaison de la capacité de génération de force musculaire de muscles isolés de souris témoins et de souris porteuses de mutations RYR1
| Groupe |
Force musculaire (mN/mm2) |
| Muscles isolés de souris témoins |
≈30 |
| Muscles isolés de souris porteuses de mutations RYR1 |
≈15 |
| (* : résultats significativement différents). |
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Document 5 : Effets d’une dépolarisation membranaire sur les flux entrants d’ions calcium (Ca2+) dans le cytoplasme de cellules musculaires de souris témoins (à gauche) et porteuses d’une mutation sur le gène RYR1 (à droite).
Le gène RYR1 code pour une protéine canal au Ca2+ présente dans la membrane du réticulum sarcoplasmique.
- Souris témoins : Suite à la dépolarisation (indiquée par une flèche), on observe un pic important de l'amplitude du flux entrant de Ca2+ (atteignant 3,0 unités arbitraires) qui redescend ensuite.
- Souris mutantes RYR1 : Suite à la dépolarisation, le flux de Ca2+ reste quasiment nul et plat (proche de 0,2 unités arbitraires).