Exercice 1Histoire : La Résistance pendant la Seconde Guerre mondiale (1939-1945)
HISTOIRE - Thème 1 : L’Europe, un théâtre majeur des guerres totales (1914-1945)
Document 1 : Extrait du témoignage de Jean Rousseau, résistant à l’occupation allemande pendant la Seconde Guerre mondiale (1939-1945)
« Mon entrée dans la résistance : la distribution des premiers journaux clandestins à Paris. Première alerte. Je suis de la classe 42. C’est à dire celle qui devait faire son service militaire puisqu’elle avait 20 ans en 1942 et cela s’est transformé en service du travail obligatoire, le fameux STO. En ce qui me concerne, ma décision était prise avant puisque j’avais pu collaborer à cette distribution de journaux et de tracts clandestins à Paris dans le métro, etc. Cela m’a amené tout simplement à entrer dans la clandestinité. D’abord parce que j’étais pisté. Deuxièmement parce que je refusais le service du travail obligatoire. Et le hasard a voulu, dirons-nous, qu’à travers des pérégrinations j’arrive à Moncoutant. […]
Que faisiez-vous à Moncoutant ? Vous attendiez une mission ?
C’est-à-dire que dans un premier temps on essaie de se faire oublier. D’abord on se cache. Et là ? J’ai été caché à la Cournelière, dans une famille, la famille Roy, par l’intermédiaire du pasteur Riebel et juste après par le pasteur Casalis. Il fallait d’abord se faire un peu oublier, se cacher. Et puis après, différents contacts ont pu avoir lieu entre autres avec mes anciens camarades et c’est comme ça que j’ai été appelé à participer à deux parachutages à l’insu de tout le monde. […] Au printemps 1944, avec Daniel nous avons rejoint le groupe « Le Chouan ».
Vous-même, avez-vous été arrêté ?
J’ai été arrêté au moment où la libération s’effectuait. Nous avons été arrêtés avec Daniel dans un coup de main. A Lussac-les-Châteaux. Alors on s’est heurté à une division blindée allemande qui se retirait vers le mur de l’Atlantique et nous étions neuf gars avec simplement des fusils qui marchaient plus ou moins bien, des grenades et un revolver. Alors on a fait ce que nous avons pu et ce qui devait arriver est arrivé. Alors nous avons été arrêtés. »
Extrait du témoignage de Jean Rousseau, recueilli à l'occasion du 40ème anniversaire de la libération de Moncoutant – septembre 1984
1- STO : (Service du Travail Obligatoire) Mis en place par le régime de Vichy, il obligeait les jeunes Français à partir travailler en Allemagne pour soutenir l'effort de guerre nazi.
2- clandestinité : État de quelqu'un qui, sous l'occupation ennemie, mène une existence secrète.
3- pisté : suivi, surveillé, recherché
4- pérégrinations : déplacements nombreux et souvent compliqués
5- Le Groupe « Le Chouan » : Maquis constitué en 1943 en partie avec des réfractaires au STO dans le département de la Vienne. Il participe aux combats de la Libération.
6- coup de main : action rapide et souvent surprise, généralement menée par un petit groupe, pour attaquer ou atteindre un objectif précis.
Source : site du Centre Régional « Résistance & Liberté » https://www.crrl.fr/module Contenus-viewpub-tid-2-pid-46.html, consulté le 09/11/2024
Document 2 : Photographie de la famille Fillerin en septembre 1942
L’avion de trois aviateurs anglais a été abattu dans le nord de la France. Les aviateurs sont pris en photo avec la famille Fillerin, Geneviève (à gauche), Monique et Marguerite (à droite). La famille Fillerin aidait des aviateurs alliés à s’évader de la zone occupée. Les trois aviateurs parviendront à rejoindre le Royaume-Uni grâce au réseau Pat O’Leary dont Norbert Fillerin, le père, était membre.
Source : https://www.info.gouv.fr/grand-dossier/toutes-et-tous-egaux/les-femmes-dans la-resistance, consulté le 09/11/2024
Document 3 : Les maquisards de Boussoulet (village de Haute-Loire) autour de leur instructeur
La légende de l'époque, dactylographiée au dos du cliché original, est la suivante : " Des armes ont été parachutées et les jeunes gens du maquis, non habillés encore, étudient le fonctionnement et le maniement des armes. "
On trouve toujours au dos une autre légende manuscrite : « Maquis en Haute-Loire dans une cour de ferme. Un maquisard apprend aux nouvelles recrues le démontage et le remontage des armes ».
Source : https://www.fondationresistance.org/pages/rech_doc/bre-photographie-des maquisards-boussoulet-autour-leur-instructeur_photo4.htm, consulté le 09/11/2024.
Questions :
Document 1
- Quelle est la première action de résistance de Jean Rousseau à Paris ?
- Citez les deux raisons qui poussent Jean Rousseau à quitter Paris pour se cacher dans le village de Moncoutant.
- Relevez une phrase dans le texte qui montre que Jean Rousseau et ses camarades ont participé à une action armée.
Document 1 et Document 2
4) - Recopiez le tableau sur votre copie.
- Décrivez l’action de résistance de chacune des familles à l’aide des informations des documents.
| Document 1 : Famille Roy | Document 2 : Famille Fillerin | |
|---|---|---|
| Action de résistance |
Document 3
5) Qui sont les jeunes gens sur la photographie ?
6) En quoi cette photographie illustre-t-elle la Résistance ? Justifiez par au moins deux éléments, en portant votre attention sur la photographie et sa légende.
Documents 1, 2 et 3
7) Montrez comment la résistance s’est organisée durant la Seconde Guerre mondiale, en vous appuyant sur les documents et sur vos connaissances.
Afficher le sujet original, avec ses figures
Début de la correction
Question 1 — Première action de résistance de Jean Rousseau à Paris
La première action de résistance de Jean Rousseau est la distribution de journaux clandestins et de tracts à Paris, notamment dans le métro. Il s'agit d'une forme de résistance civile, visant à diffuser des informations non censurées par l'occupant et à saper le moral des partisans de la collaboration.
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