Exercice 1Mouvement d'une goutte d'encre dans une imprimante à jet d'encre
Développée dans les années 1970, la technique du jet d'encre continu est un procédé d'impression sans contact qui utilise la projection de gouttes d’encre liquide.
Immédiatement après avoir quitté la buse, les gouttes d’encre sont électrisées de manière contrôlée (figure 1). Elles passent ensuite entre les armatures d’un condensateur plan où règne un champ électrostatique. Les gouttes sont alors plus ou moins déviées vers le haut pour atteindre la feuille d’impression.
Les gouttes ne correspondant à aucun caractère imprimable ne sont pas électrisées si bien qu’elles ne subissent pas de déviation ; elles se dirigent alors vers le récupérateur et sont renvoyées vers les cartouches.
PARTIE A : Modèle du condensateur plan
Un condensateur plan, de capacité , est constitué de deux armatures conductrices, de surfaces identiques, planes en regard, parallèles entre elles. Elles sont séparées d’une distance par un matériau diélectrique (figure 2).
La capacité dépend des caractéristiques du condensateur et on souhaite tester si elle respecte une relation de la forme
où est une constante.
Pour ce faire, on réalise un montage électrique dans lequel un condensateur plan de capacité variable est soumis à une tension continue (figure 3).
Au cours d’une première série de mesures, la distance entre les armatures est fixée à . En faisant varier la surface des armatures, on mesure la capacité du condensateur. Grâce aux mesures réalisées, on trace le graphe de la figure 4.
Une seconde série de mesures permet d’obtenir le graphe présenté en figure 5 : on mesure la capacité du condensateur en faisant varier la distance entre les armatures, leur surface étant fixée à .
- Figure 4 : Évolution de la capacité du condensateur plan en fonction de la surface de ses armatures. Coefficient directeur .
- Figure 5 : Évolution de la capacité du condensateur plan en fonction de l’inverse de la distance entre ses armatures. Coefficient directeur .
A.1. Donner l’unité de la capacité d’un condensateur dans le système international (SI).
A.2. Montrer que les graphiques présentés en figures 4 et 5 respectent la relation 1.
PARTIE B : Mouvement d’une goutte d’encre électriquement chargée
Données :
- Distance entre les armatures du condensateur plan : .
- Longueur des armatures : .
- Charge électrique du condensateur plan : .
- Distance entre le condensateur plan et la feuille d’impression : .
- Volume d’une goutte d’encre : .
- Masse volumique de l’encre : .
- Charge électrique d’une goutte d’encre : .
- Intensité du champ de pesanteur terrestre : .
- Tension constante appliquée entre les armatures : .
- Valeur de la vitesse initiale de la goutte d’encre : .
- Pour un condensateur plan, la valeur du champ électrostatique est reliée à la tension et à la distance qui sépare les armatures par la relation : .
B.1. Trajectoire d’une goutte d’encre électriquement chargée dans un champ électrique uniforme
Dans cette partie, on étudie le mouvement, dans le référentiel terrestre supposé galiléen, d’une goutte d’encre électriquement chargée assimilée à un point matériel M entre les plaques d’un condensateur plan de capacité . Une tension constante est appliquée entre les armatures.
À l’instant , la goutte arrive en un point O avec un vecteur vitesse initiale parallèle aux armatures du condensateur plan (figure 6).
Lors de cette étude, on négligera tout type de frottement ainsi que la valeur du poids de la goutte d’encre devant la valeur de la force électrostatique subie par la goutte.
B.1.1. Vérifier quantitativement que l’hypothèse de négliger le poids de la goutte devant la force électrostatique est justifiée.
B.1.2. Compléter le schéma de l’ANNEXE À RENDRE AVEC LA COPIE (page 13/13) en représentant sans souci d’échelle le champ électrostatique et la force électrostatique que subit la goutte d’encre au point M. Justifier l’orientation de chacun des vecteurs.
B.1.3. Déterminer la valeur de la capacité du condensateur plan de charge soumis à la tension électrique .
B.1.4.1. Établir les équations horaires et du mouvement de la goutte d’encre.
B.1.4.2. En déduire que la trajectoire de la goutte d’encre au sein du condensateur plan s’écrit :
B.1.4.3. Donner alors l’expression de l’ordonnée de la goutte à la sortie S du condensateur.
B.2. Impact de la goutte d’encre sur la feuille
À la sortie du condensateur plan, la goutte d’encre n’est soumise à aucune force (on néglige son poids). Elle acquiert alors un mouvement rectiligne uniforme jusqu’à la feuille de papier située à la distance du condensateur plan. Le point d’impact de la goutte sur la feuille se situe à l’ordonnée avec O’ situé au centre de la feuille. La trajectoire rectiligne suivie par la goutte fait avec l’axe un angle et intercepte l’axe au point I, milieu de OH (figure 7).
B.2.1. Justifier que la goutte suit un mouvement rectiligne uniforme entre le condensateur plan et la feuille.
B.2.2.1. Exprimer en fonction de O’Y et O’I d’une part et en fonction de SH et HI d’autre part.
B.2.2.2. En déduire que l’ordonnée du point d’impact de la goutte d’encre sur la feuille a pour expression :
B.2.2.3. Déterminer dans quelle zone de la feuille, c’est-à-dire zone 1, 2 ou 3 de la figure 8, la goutte va se déposer.
(Note : La figure 8 montre une feuille A4 de divisée en trois zones égales de de hauteur chacune).
Afficher le sujet original, avec ses figures
Début de la correction
Partie A – Modèle du condensateur plan
A.1. Unité de la capacité
L'unité de la capacité d'un condensateur dans le système international (SI) est le farad (symbole : F).
A.2. Vérification de la relation 1 avec les graphiques
La relation 1 est , ce qui implique :
- est une fonction linéaire de à fixée (figure 4), avec pente
- est une fonction linéaire de à fixée (figure 5), avec pente
MethodicAi