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Baccalauréat · 2024

Bac 2024 Philosophie : sujet et corrigé

Le sujet de philosophie tombé en 2024, Antilles-Guyane. Les 6 exercices sont ici en entier, avec le début de leur correction. La correction complète, pas à pas, s'ouvre gratuitement dans MethodicAi.

Exercice 1La vérité et la raison

Sujet 1

Puis-je savoir si j’ai raison ?

Début de la correction

Rappel de la méthode et des notions :
Cette dissertation porte sur la Vérité, la Raison et la Conscience. Le problème central est celui du critère de la vérité : comment passer de la certitude subjective ("je suis sûr d'avoir raison") à la vérité objective ("j'ai effectivement raison") ?

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Exercice 1Dissertation : La vérité et la raison

Sujet 1

Puis-je savoir si j’ai raison ?

Début de la correction

Méthode de la dissertation :
Il s'agit d'analyser les termes du sujet, de formuler une problématique et de construire un plan dialectique (Thèse, Antithèse, Synthèse).

Analyse du sujet :

  • "Puis-je" : renvoie à la capacité (en ai-je les moyens ?) et à la légitimité.
  • "Savoir" : avoir une certitude fondée et objective, différente de la simple croyance.
  • "Avoir raison" : être dans le vrai, formuler un jugement conforme à la réalité ou à la logique.
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Exercice 2La justice et l'égalité

Sujet 2

L’égalité garantit-elle la justice ?

Début de la correction

Méthode de la dissertation :
Il faut analyser les concepts clés, formuler une problématique et construire un plan dialectique.

Analyse du sujet : "L'égalité garantit-elle la justice ?"

  • L'égalité : fait de ne pas faire de différence, de traiter de la même manière (égalité de droits, de chances, de conditions).
  • Garantit-elle : assure-t-elle de manière certaine et suffisante ?
  • La justice : idéal moral et institution juridique visant à rendre à chacun ce qui lui est dû (équité, respect des droits).
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Exercice 2Dissertation : La justice et l'égalité

Sujet 2

L’égalité garantit-elle la justice ?

Début de la correction

L'égalité garantit-elle la justice ?

Analyse du sujet

Le sujet interroge le rapport entre égalité et justice, deux notions souvent associées mais distinctes. L'égalité désigne un rapport d'identité entre des éléments comparés (mêmes droits, mêmes traitements, mêmes chances). La justice désigne la conformité au droit et à l'équité, le fait de « rendre à chacun ce qui lui est dû ». Le verbe « garantir » suggère un lien nécessaire et suffisant : l'égalité assurerait-elle automatiquement la justice ? La question invite à examiner si l'égalité est la condition suffisante de la justice, ou si elle peut parfois la contredire.

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Exercice 3Explication de texte : Simone de Beauvoir, Pour une morale de l’ambiguïté

Sujet 3

Expliquer le texte suivant :

Il y a des gens à qui l’idée d’échec inspire une telle horreur qu’ils se retiennent de jamais rien vouloir : mais nul ne songerait à considérer cette morne passivité comme le triomphe de la liberté.
En vérité, pour que ma liberté ne risque pas de venir mourir contre l'obstacle qu'a suscité son engagement même, pour qu'elle puisse encore à travers l'échec poursuivre son mouvement, il faut que, se donnant un contenu singulier, elle vise à travers lui une fin qui ne soit aucune chose, mais précisément le libre mouvement de l'existence. L'opinion publique n'est pas ici mauvais juge, qui admire qu'un homme sache, en cas de ruine, d'accident, prendre le dessus, c'est-à-dire renouveler son engagement dans le monde, affirmant par là hautement l'indépendance de la liberté par rapport à la chose. Ainsi, lorsque Van Gogh malade accepte sereinement la perspective d'un avenir où il ne pourra plus peindre, il n'y a pas là résignation stérile ; la peinture était pour lui un mode de vie personnelle et de communication avec autrui qui pouvait sous une autre forme se perpétuer jusque dans un asile. Dans un tel renoncement le passé se trouvera intégré et la liberté confirmée ; il sera vécu à la fois dans le déchirement et dans la joie : dans le déchirement, puisque le projet se dépouille alors de son visage singulier, il sacrifie sa chair et son sang ; mais dans la joie, puisque, au moment où l'on lâche prise, on se retrouve les mains libres et prêtes à se tendre vers un nouvel avenir. Mais ce dépassement n'est concevable que si le contenu n'est pas visé comme barrant l'avenir, mais au contraire comme dessinant en lui des possibilités neuves.

Simone DE BEAUVOIR, Pour une morale de l’ambiguïté (1947)

Début de la correction

Voici une approche structurée pour l'explication de ce texte philosophique.

Thème : La liberté, l'échec et l'engagement.
Thèse de l'auteure : Simone de Beauvoir affirme que la véritable liberté ne consiste pas à fuir l'échec dans la passivité, mais à s'engager dans le monde tout en étant capable de dépasser l'échec pour se réinventer.

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Exercice 3Explication de texte : Simone de Beauvoir, Pour une morale de l’ambiguïté

Sujet 3

Expliquer le texte suivant :

Il y a des gens à qui l’idée d’échec inspire une telle horreur qu’ils se retiennent de jamais rien vouloir : mais nul ne songerait à considérer cette morne passivité comme le triomphe de la liberté.
En vérité, pour que ma liberté ne risque pas de venir mourir contre l'obstacle qu'a suscité son engagement même, pour qu'elle puisse encore à travers l'échec poursuivre son mouvement, il faut que, se donnant un contenu singulier, elle vise à travers lui une fin qui ne soit aucune chose, mais précisément le libre mouvement de l'existence. L'opinion publique n'est pas ici mauvais juge, qui admire qu'un homme sache, en cas de ruine, d'accident, prendre le dessus, c'est-à-dire renouveler son engagement dans le monde, affirmant par là hautement l'indépendance de la liberté par rapport à la chose. Ainsi, lorsque Van Gogh malade accepte sereinement la perspective d'un avenir où il ne pourra plus peindre, il n'y a pas là résignation stérile ; la peinture était pour lui un mode de vie personnelle et de communication avec autrui qui pouvait sous une autre forme se perpétuer jusque dans un asile. Dans un tel renoncement le passé se trouvera intégré et la liberté confirmée ; il sera vécu à la fois dans le déchirement et dans la joie : dans le déchirement, puisque le projet se dépouille alors de son visage singulier, il sacrifie sa chair et son sang ; mais dans la joie, puisque, au moment où l'on lâche prise, on se retrouve les mains libres et prêtes à se tendre vers un nouvel avenir. Mais ce dépassement n'est concevable que si le contenu n'est pas visé comme barrant l'avenir, mais au contraire comme dessinant en lui des possibilités neuves.

Simone DE BEAUVOIR, Pour une morale de l’ambiguïté (1947)

Début de la correction

Explication de texte : Simone de Beauvoir, Pour une morale de l'ambiguïté (1947)

Introduction

Dans cet extrait de Pour une morale de l'ambiguïté, Simone de Beauvoir aborde le rapport entre liberté, engagement et échec. Elle soutient la thèse selon laquelle la liberté authentique ne consiste pas à éviter l'échec par la passivité, mais à dépasser l'échec en maintenant le mouvement libre de l'existence au-delà de tout contenu particulier. Le problème philosophique est celui de la persistance de la liberté face à l'échec : comment rester libre quand nos projets échouent ?

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Sujets officiels du ministère de l'Éducation nationale. Corrections rédigées par MethodicAi.