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Baccalauréat · 2025

Bac 2025 Philosophie : sujet et corrigé

Le sujet de philosophie tombé en 2025, Antilles-Guyane. Les 6 exercices sont ici en entier, avec le début de leur correction. La correction complète, pas à pas, s'ouvre gratuitement dans MethodicAi.

Exercice 1La technique et le temps

Sujet 1

La technique nous fait-elle gagner du temps ?

Début de la correction

Méthode de la dissertation :
Définition des termes, mise en évidence du paradoxe et construction du plan.

Analyse du sujet :

  • "La technique" : l'ensemble des procédés, outils et machines inventés par l'homme pour maîtriser la nature et satisfaire ses besoins.
  • "Faire gagner du temps" : accomplir une tâche plus rapidement, libérant ainsi du temps pour autre chose.
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Exercice 1La technique et le temps

Sujet 1

La technique nous fait-elle gagner du temps ?

Début de la correction

Méthode de la dissertation philosophique :
Pour traiter un sujet de dissertation, il faut d'abord analyser les termes du sujet, dégager un paradoxe (le problème) et construire un plan en trois parties (Thèse, Antithèse, Synthèse/Dépassement).

Analyse des termes :

  • La technique : l'ensemble des procédés, des outils et des machines inventés par l'homme pour transformer la nature et satisfaire ses besoins.
  • Faire gagner : économiser, accumuler, avoir plus de disponibilité.
  • Le temps : la durée de notre existence, le temps libre (loisir) par opposition au temps de travail.
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Exercice 2L'utilité de la vérité

Sujet 2

Existe-t-il des vérités inutiles ?

Début de la correction

Méthode de la dissertation philosophique :
La dissertation nécessite de problématiser la question posée, c'est-à-dire de montrer pourquoi elle fait débat. Il faut ensuite construire un plan en trois parties (thèse, antithèse, synthèse) pour y répondre de manière nuancée.

Analyse du sujet : "Existe-t-il des vérités inutiles ?"

  • Vérité : Adéquation entre le discours et la réalité. Ce qui est vrai s'oppose à l'erreur, à l'illusion, au mensonge.
  • Inutile : Ce qui ne sert à rien, ce qui n'a pas d'application pratique, ou ce qui n'apporte aucun avantage.
  • Problème : La vérité est souvent recherchée pour son utilité (technique, morale, sociale). Mais la valeur de la vérité se réduit-elle à son utilité pratique ? N'y a-t-il pas des vérités purement théoriques, ou même des vérités blessantes qui semblent "inutiles" voire nuisibles ?
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Exercice 2L'utilité de la vérité

Sujet 2

Existe-t-il des vérités inutiles ?

Début de la correction

Existe-t-il des vérités inutiles ?

Analyse du sujet

Le sujet interroge le lien entre vérité et utilité. La vérité désigne la conformité d'un jugement à la réalité ou la cohérence logique d'un raisonnement. L'utilité renvoie à ce qui sert un but pratique, à ce qui est profitable. La question présuppose que certaines vérités pourraient ne servir à rien — ce qui invite à examiner si la valeur de la vérité se réduit à son usage pratique ou si elle possède une valeur en soi.

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Exercice 3Explication de texte : Aristote, Éthique à Nicomaque

Sujet 3

Expliquer le texte suivant :

On admet, en effet, d’ordinaire que le plaisir est ce qui touche le plus près à notre humaine nature ; et c’est pourquoi dans l’éducation des jeunes gens, c’est par le plaisir et la peine qu’on les gouverne. On est également d’avis que pour former l’excellence du caractère, le facteur le plus important est de se plaire aux choses qu’il faut et de détester celles qui doivent l’être. En effet, plaisir et peine s’étendent tout au long de la vie, et sont d’un grand poids et d’une grande force pour la vertu comme pour la vie heureuse, puisqu’on élit ce qui est agréable et qu’on évite ce qui est pénible.
Et les facteurs de cette importance ne doivent d’aucune façon, semblera-t-il, être passés sous silence, étant donné surtout le grand débat qui s’élève à leur sujet. Les uns, en effet, prétendent que le plaisir est le bien ; d’autres, au contraire, qu’il est entièrement mauvais ; parmi ces derniers, certains sont sans doute persuadés qu’il en est réellement ainsi, tandis que d’autres pensent qu’il est préférable dans l’intérêt de notre vie morale de placer ouvertement le plaisir au nombre des choses mauvaises, même s’il n’en est rien : car la plupart des hommes ayant pour lui une forte inclination et étant esclaves de leurs plaisirs, il convient, disent-ils, de les mener dans la direction contraire, car ils atteindront ainsi le juste milieu.
Mais il est à craindre que cette manière de voir ne soit pas exacte. En effet, quand il s’agit des sentiments et des actions, les arguments sont d’une crédibilité moindre que les faits, et ainsi lorsqu’ils sont en désaccord avec les données de la perception ils sont rejetés avec mépris et entraînent la vérité dans leur ruine. Car, une fois qu’on s’est aperçu que le contempteur du plaisir y a lui-même tendance, son inclination au plaisir semble bien indiquer que tout plaisir est digne d’être poursuivi.

ARISTOTE, Éthique à Nicomaque (IV av. J.-C.)

« le contempteur du plaisir » : celui qui méprise le plaisir.

Début de la correction

Méthode de l'explication de texte en philosophie :
L'objectif est de dégager le thème (de quoi parle le texte), la thèse (ce que l'auteur démontre), le problème (la question à laquelle le texte répond) et la structure (les grandes étapes de l'argumentation). Il faut ensuite expliquer le texte pas à pas, en justifiant chaque idée.

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Exercice 3Explication de texte : Aristote, Éthique à Nicomaque

Sujet 3

Expliquer le texte suivant :

On admet, en effet, d’ordinaire que le plaisir est ce qui touche le plus près à notre humaine nature ; et c’est pourquoi dans l’éducation des jeunes gens, c’est par le plaisir et la peine qu’on les gouverne. On est également d’avis que pour former l’excellence du caractère, le facteur le plus important est de se plaire aux choses qu’il faut et de détester celles qui doivent l’être. En effet, plaisir et peine s’étendent tout au long de la vie, et sont d’un grand poids et d’une grande force pour la vertu comme pour la vie heureuse, puisqu’on élit ce qui est agréable et qu’on évite ce qui est pénible.
Et les facteurs de cette importance ne doivent d’aucune façon, semblera-t-il, être passés sous silence, étant donné surtout le grand débat qui s’élève à leur sujet. Les uns, en effet, prétendent que le plaisir est le bien ; d’autres, au contraire, qu’il est entièrement mauvais ; parmi ces derniers, certains sont sans doute persuadés qu’il en est réellement ainsi, tandis que d’autres pensent qu’il est préférable dans l’intérêt de notre vie morale de placer ouvertement le plaisir au nombre des choses mauvaises, même s’il n’en est rien : car la plupart des hommes ayant pour lui une forte inclination et étant esclaves de leurs plaisirs, il convient, disent-ils, de les mener dans la direction contraire, car ils atteindront ainsi le juste milieu.
Mais il est à craindre que cette manière de voir ne soit pas exacte. En effet, quand il s’agit des sentiments et des actions, les arguments sont d’une crédibilité moindre que les faits, et ainsi lorsqu’ils sont en désaccord avec les données de la perception ils sont rejetés avec mépris et entraînent la vérité dans leur ruine. Car, une fois qu’on s’est aperçu que le contempteur du plaisir y a lui-même tendance, son inclination au plaisir semble bien indiquer que tout plaisir est digne d’être poursuivi.

ARISTOTE, Éthique à Nicomaque (IV av. J.-C.)

« le contempteur du plaisir » : celui qui méprise le plaisir.

Début de la correction

Méthode de l'explication de texte :
Il faut expliquer la réflexion d'Aristote sur le plaisir, son rôle dans l'éducation et le débat philosophique qui l'entoure.

Introduction :

  • Thème : Le plaisir et la morale.
  • Thèse d'Aristote : Le plaisir est naturel et essentiel à l'éducation morale ; il ne faut pas le condamner hypocritement, car les actes contredisent les discours moralisateurs, ce qui discrédite la vérité.
  • Plan du texte :
    1. Le rôle fondamental du plaisir et de la peine dans la nature humaine et l'éducation (début à "...on évite ce qui est pénible").
    2. Le débat philosophique sur la valeur du plaisir et la stratégie du "mensonge pédagogique" ("Et les facteurs..." à "...le juste milieu").
    3. La critique de cette stratégie par Aristote : la primauté des faits sur les discours ("Mais il est à craindre..." à la fin).
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Philosophie, bac 2025 : les autres sujets

Philosophie, Antilles-Guyane : les autres années

Sujets officiels du ministère de l'Éducation nationale. Corrections rédigées par MethodicAi.