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Baccalauréat · 2024

Bac 2024 Philosophie : sujet et corrigé

Le sujet de philosophie tombé en 2024, Polynésie française. Les 6 exercices sont ici en entier, avec le début de leur correction. La correction complète, pas à pas, s'ouvre gratuitement dans MethodicAi.

Exercice 1Dissertation : Le bonheur et la volonté

Décide-t-on d’être heureux ?

Début de la correction

Méthode de la dissertation philosophique :
Rappelons qu'il faut définir les termes clés pour trouver le problème. Ici, le sujet confronte le bonheur (état de satisfaction complète et durable) et la volonté/décision (acte libre de l'esprit).

Analyse du sujet : "Décide-t-on d’être heureux ?"

  • Décider : Faire un choix conscient, utiliser sa volonté, avoir le contrôle.
  • Être heureux : Atteindre le bonheur.
    Le paradoxe : Le bonheur semble dépendre de circonstances extérieures (chance, santé), mais on nous dit souvent que le bonheur est un "état d'esprit". Le bonheur est-il un choix ou un hasard ?
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Exercice 1Dissertation sur le bonheur et la volonté

Sujet 1

Décide-t-on d’être heureux ?

Début de la correction

Voici une proposition de plan détaillé pour cette dissertation.

Analyse du sujet :

  • Décide-t-on : Fait appel à la volonté, au libre arbitre, à un choix conscient.
  • Être heureux : État de satisfaction globale et durable.
  • Le problème : Le bonheur semble souvent dépendre des circonstances extérieures (chance, santé, richesse), ce qui s'oppose à l'idée qu'il relèverait d'une simple décision intérieure.
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Exercice 2Dissertation : Le savoir et l'égalité

Le savoir nous rend-il égaux ?

Début de la correction

Rappel de la méthode et des notions :
Cette dissertation croise les notions de Vérité/Savoir, de Justice, de Société et d'État. Le problème est de savoir si l'instruction et la connaissance sont des facteurs d'égalisation des conditions humaines, ou si, au contraire, elles génèrent de nouvelles hiérarchies.

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Exercice 2Dissertation sur le savoir et l'égalité

Sujet 2

Le savoir nous rend-il égaux ?

Début de la correction

Le savoir nous rend-il égaux ?

Analyse du sujet

Le sujet met en relation savoir (connaissance acquise, science, culture) et égalité (identité de condition, de droits, de dignité). « Nous rend-il » suppose un processus de transformation : le savoir modifierait notre condition sociale, politique ou morale dans le sens de l'égalité. Mais le savoir peut aussi créer de nouvelles hiérarchies (entre savants et ignorants). Le sujet invite à interroger le pouvoir égalisateur ou différenciateur du savoir.

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Exercice 3Explication de texte : Merleau-Ponty, Phénoménologie de la perception

Expliquer le texte suivant :

On dit que le temps passe ou s’écoule. On parle du cours du temps. L’eau que je vois passer s’est préparée, il y a quelques jours, dans les montagnes, lorsque le glacier a fondu ; elle est devant moi, à présent, elle va vers la mer où elle se jettera. Si le temps est semblable à une rivière, il coule du passé vers le présent et l’avenir. Le présent est la conséquence du passé et l’avenir la conséquence du présent. Cette célèbre métaphore est en réalité très confuse. Car, à considérer les choses elles-mêmes, la fonte des neiges et ce qui en résulte ne sont pas des événements successifs, ou plutôt la notion même d’événement n’a pas de place dans le monde objectif. Quand je dis qu’avant-hier le glacier a produit l’eau qui passe à présent, je sous-entends un témoin assujetti à une certaine place dans le monde et je compare ses vues successives : il a assisté là-bas à la fonte des neiges et il a suivi l’eau dans son décours , ou bien, du bord de la rivière, il voit passer après deux jours d’attente les morceaux de bois qu’il avait jetés à la source. Les « événements » sont découpés par un observateur fini dans la totalité spatio-temporelle du monde objectif. Mais, si je considère ce monde lui-même, il n’y a qu’un seul être indivisible et qui ne change pas. Le changement suppose un certain poste où je me place et d’où je vois défiler des choses ; il n’y a pas d’événements sans quelqu’un à qui ils adviennent et dont la perspective finie fonde leur individualité. Le temps suppose une vue sur le temps. Il n’est donc pas comme un ruisseau, il n’est pas une substance fluente .

MERLEAU-PONTY, Phénoménologie de la perception (1945)

« décours » : écoulement
« fini » : limité, par opposition à infini
« fluente » : qui s’écoule, qui passe

Début de la correction

Explication de texte : Merleau-Ponty, Phénoménologie de la perception (1945)

Thème et thèse du texte

Ce texte porte sur la nature du temps et critique la métaphore courante du temps comme flux ou rivière. Merleau-Ponty soutient que le temps n'est pas une réalité objective qui s'écoule indépendamment de nous : il suppose un sujet qui l'observe, le découpe en événements et le vit. Le temps n'est pas une substance fluide mais une dimension de la subjectivité.

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Exercice 3Explication de texte : Merleau-Ponty sur la perception du temps

Sujet 3

Expliquer le texte suivant :

On dit que le temps passe ou s’écoule. On parle du cours du temps. L’eau que je vois passer s’est préparée, il y a quelques jours, dans les montagnes, lorsque le glacier a fondu ; elle est devant moi, à présent, elle va vers la mer où elle se jettera. Si le temps est semblable à une rivière, il coule du passé vers le présent et l’avenir. Le présent est la conséquence du passé et l’avenir la conséquence du présent. Cette célèbre métaphore est en réalité très confuse. Car, à considérer les choses elles-mêmes, la fonte des neiges et ce qui en résulte ne sont pas des événements successifs, ou plutôt la notion même d’événement n’a pas de place dans le monde objectif. Quand je dis qu’avant-hier le glacier a produit l’eau qui passe à présent, je sous-entends un témoin assujetti à une certaine place dans le monde et je compare ses vues successives : il a assisté là-bas à la fonte des neiges et il a suivi l’eau dans son décours , ou bien, du bord de la rivière, il voit passer après deux jours d’attente les morceaux de bois qu’il avait jetés à la source. Les « événements » sont découpés par un observateur fini dans la totalité spatio-temporelle du monde objectif. Mais, si je considère ce monde lui-même, il n’y a qu’un seul être indivisible et qui ne change pas. Le changement suppose un certain poste où je me place et d’où je vois défiler des choses ; il n’y a pas d’événements sans quelqu’un à qui ils adviennent et dont la perspective finie fonde leur individualité. Le temps suppose une vue sur le temps. Il n’est donc pas comme un ruisseau, il n’est pas une substance fluente .

MERLEAU-PONTY, Phénoménologie de la perception (1945)

« décours » : écoulement
« fini » : limité, par opposition à infini
« fluente » : qui s’écoule, qui passe

Début de la correction

Méthode de l'explication de texte :
Il faut dégager le problème philosophique soulevé par l'auteur et expliquer pas à pas son argumentation.

Introduction :

  • Thème : La nature du temps et notre façon de le percevoir.
  • Thèse : Merleau-Ponty critique la métaphore classique du temps comme une rivière qui s'écoule objectivement. Il affirme que le temps n'existe pas en soi dans le monde objectif, mais qu'il nécessite une conscience (un observateur) pour exister.
  • Structure :
    1. L'exposé de la conception commune du temps (métaphore de la rivière).
    2. La critique de cette métaphore : l'absence d'événements dans le monde objectif.
    3. La thèse de l'auteur : le temps suppose un sujet (une conscience) qui le perçoit.
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Sujets officiels du ministère de l'Éducation nationale. Corrections rédigées par MethodicAi.